Autonomie

Les collectivités organisées s’efforcent d’amener l’individu à ne pas forger lui-même ses convictions, mais à assimiler seulement celles qu’elles tiennent toutes prêtes pour lui. L’homme qui pense par lui-même, et qui est libre sur le plan spirituel, leur est incommode et mystérieux. Il n’offre pas la garantie qu’il se fondra à leur gré dans l’organisation.” Albert Schweitzer

“Donne un poisson à quelqu’un qui a faim, il mangera un jour. Apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie.” proverbe chinois

“Soyons le changement que nous voulons pour le monde.” Gandhi

“Le savoir n’est bon que si j’y contribue” Socrates


L’autonomie est le corollaire de l’interaction, sans elle il n’y a plus interdépendance mais simple dépendance de l’un par rapport à l’autre. L’individu hétéronome est incapable de se déterminer par lui-même, le risque d’aliénation le guette ; dans la société il ne remplit plus sa fonction, il est menacé de devenir un parasite. 

Parce que le monde du vivant est par essence interaction, la perte d’autonomie abîme la vie des individus et de la société. Pour conjurer ce danger et cultiver son autonomie, il faut apprendre à ne pas déléguer nos préoccupations aux autres, mais chercher à découvrir, tenter de comprendre et agir..

De nombreuses institutions censées protéger voire libérer les individus ont remplacé l’interdépendance primitive par leurs prestations. Ainsi elles gomment les liens fondateurs de la société, celle-ci est en passe de devenir un agrégat d’individus qui ignorent l’interdépendance. La récupération de notre conscience de dépendre l’un de l’autre est la grande tâche à l’avenir.